Comment lui faire comprendre qu'il doit être soigné ?

- - Dernière réponse :  Estelle - 10 mars 2008 à 22:41
Comment tenter de faire comprendre à un proche le bien fondé d'un suivi médical, s'il a décidé de faire l'autruche, de rien savoir sur l'évolution de sa maladie, et juge que le corps médical ne mérite pas confiance? Mon conjoint se comporte de la sorte, et n'adopte que des comportements à risque, en pronant régulièrement qui sera mort bientôt, ( bientôt 8 ans ) . Je finis par croire que c'est un stratagème pour se faire plaindre et chouchouter, et comme je ne le fais pas, car je n'adhère pas du tout à son point de vue, j'ai l'impression qu'il en rajoute sans arrêt. Est ce que quelqu'un a déjà été confronté à ce problème et comment l'a-t-il résolu ? merci d'avance pour vos suggestions.
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3 réponses

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Merci
Je suis dans votre situation et j'ai adopté la même attitude que vous. Je n'ai pas de solution à vous proposer : on ne peut pas obliger quelqu'un, qui ne s'estime pas malade, à se soigner ! Je comprends vos interrogations... J'essaie de conserver mes activités, bien que je ne parvienne pas à partir, quelques heures, sereine! Le chantage au suicide, transmis par des tiers, rajoute à l'angoisse. Ce message, juste pour vous dire: souhaitons-nous mutuellement beaucoup de courage !
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Merci
Mon mari est atteint d'une maladie proche d'alzheimer et ne veut pas l'admettre. Il se comporte comme votre conjoint, inutile de faire des projets, dans un an il sera mort etc. Je n'écoute plus ces jérémiades constantes, il ne faut pas aller dans son sens et tenter avec l'aide de son médecin de l'obliger à se soigner. Malgré tous ses comportements difficile et à la suite de plusieurs séjours à l'hôpital, il prend un traitement mais avec une réflexion désagréable à la clef trois fois par jour ... Certains malades, surtout les hommes, sont ainsi faits, ils ne peuvent pas admettre qu'ils ne sont pas les plus forts, c'est comme ça, c'est à nous d'admettre qu'ils sont comme cela. Bon courage à vous, Micheline
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Bonjour, en tant qu'étudiante infirmiere je ne peux que vous souhaiter du courage et le moral. Des gens comme vous j'en ai croisé et le mieux à faire est de parler calmement avec le soignant (pas forcément un medecin) en qui on a le plus d\"affinité\". Le but n'étant pas de suivre a la lettre ce quil dit mais de comprendre en connaissance de cause et de peser le \"pour\" et le \"contre\". Chacun est libre de ne pas se faire soigner à condition que cela ne mette pas en péril la vie d'autrui. Une maladie psychiatrique par exemple, on ne peut l'obliger que s'il y a des traces de danger pour lui ou les autres. Le but étant l'interêt du patient même si au premier abord il apparait surtout comme une sorte de \"trahison\", il s'agit plutot dune aide. Je parle aux noms de parents de patients m'ayant exprimé cela... Courage.
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